Vocation  tardive  pour  Graham Hill.  A 24ans,  cet ancien officier de
marine  passionné  d'aviron,  ne  possédait  même pas son permis
de  conduire. Un  de  ses  amis  lui  propose  un jour d'essayer une
F3. C'est  le  déclic,  Graham  deviendra  pilote ! Il fait un jour la con-
naissance  de Colin Chapman  qui  vient  de créer Lotus et qui l'en-
gage comme  mécanicien. De l'atelier à la piste, il n'y a pas loin . Le
mécanicien  Hill montre  des dons certains. Il quitte Chapman pour
courir en F2  chez Cooper. Devant ses bons résultats, Chapman lui
offre un contrat dans la nouvelle  écurie Lotus de F1. Hill disputera
les  saisons 58 et 59 puis devant  l'absence  de résultats  mais fort
de son expérience,  il part  chez BRM  où il commence à faire parler
de  lui. En 1962, il  signe  quatre  victoires  et deux secondes places
sur  neuf  courses  et  devient  champion  du  monde.  Il  sera vice-
champion  les trois  années suivantes. En 1967 il retrouve Lotus et
s'octroie un nouveau titre en 1968. En 1969, il remporte ici à Monaco
sa  cinquième  victoire dans  la principauté. Ce sera la dernière vic-
toire en F1 pour ce pilote légendaire, vainqueur également des 500
miles d'Indianapolis en 1966 et  des 24 heures du mans en 1972 en
compagnie  d'Henri Pescarolo.  Devenu  constructeur,  Graham Hill
trouve  la mort  Le 29  novembre 1975  dans  le crash  de son Piper
Aztec  avec quatre  membres de son équipe, parmi  lesquels figu-
re le jeune espoir britannique Tony Brise.  Vingt ans plus tard, son
fils  Damon  portera haut les célèbres couleurs du London Rowing
Club chères à son père.